A-NOS CHEFS D'ETAT
Publié le 09/04/2008 à 12:02 par chezdanielle
Suffrage universel
L'suffrage universel,
Non! il n'est pas sans sel !
Querelles de personnes et aussi de boutiques,
Ce sont des jeux de cirque,
Des jeux de saltimbanques.
En effet, rien n'y manque .
Des boninenteu rs
Menteurs,
Qui enflammés ou ternes
Présentent des vessies en guise de lanternes .
Des jongleurs de formules,
Dangereux funambules ;
Des faiseurs de promesses,
Pour ou contre la messe.
Joviaux présentateurs auxquels nous disons « bis »
Quand ils disent « Demain, nous raserons gratis » !
On a peine à y croire :
Au cours de notre histoire
Des gars se sont battus
Pour élire un salaud qui les faisait cocus.
Là, vous pouvez me croire :
Si pendant la campagne il se dit votre ami,
Tous les coups lui sont bons, tous les moyens permis.
Mais pour moi : c est fini !!!
DEBAT
Premières estimations du résultat des élections: Sarkozy élu président
Actualité publiée par Jeff le dimanche 6 mai 2007 à 20:06:13
Photo: Marco PirroneSelon les premiers résultats à la sortie des urnes publiés à 20h00, Nicolas Sarkozy devance Ségolène Royal de plusieurs points.
Les premières estimation, à la clotûre des urnes, donnent Nicolas Sarkozy vainqueur du second tour de l'élection présidentielle avec 53,2% contre 46,8% pour Ségolène Royal.
Ces résultats correspondent à peu de choses près aux sondages publiés par la plupart des sites étrangers depuis 18h00.
Notons tout de même que, contrairement au premier tour des élections présidentielles, la plupart des sites de médias ont tenu le coup et ont été capables de supporter l'affluence massive des personnes voulant connaître le résultat avant tout le monde, à l'exception de quelques sites francophones comme 'Le Soir de Belgique' ou 'La dernière heure' !
Le site CommentCaMarche.net a réussi à fournir un service normal, malgré une affluence doublée et des pics de fréquentation de l'ordre de 25000 personnes en simultanée.
Pour ceux qui l'auraient ratée, vous pouvez toujours lire l'interview exclusive de Nicolas Sarkozy, désormais Président de la République, répondant aux questions de la communauté sur les nouvelles technologies :
interview de sarkozy sur internet et les nouvelles technologies 2946287 actualite
Nicolas Sarkozy [nikɔla saʁkɔzi] (Sarkozy.ogg écouter), né le 28 janvier 1955 à Paris (17e arrondissement), est un homme d'État français, président de la République française depuis le 16 mai 2007.
Il a occupé successivement, dès 1983, les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, de député, de ministre du budget, de l'Intérieur et de l'Économie et des Finances, avant d'être élu à la présidence de la République.
[i]Biographie
À l'Université Paris Dauphine devant 1 000 étudiants, le 21 avril 2005
Origines familiales
Nicolas Sarkozy, de son nom complet Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa[1], souvent appelé « Sarko » par ses partisans comme ses adversaires, est le fils d'un immigré hongrois naturalisé français : Paul Sarközy de Nagy-Bocsa (en hongrois nagybócsai Sárközy Pál [2]) né à Budapest le 5 mai 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le 10 septembre 1628 par l'Empereur Ferdinand II, roi de Bohême et de Hongrie[3]. Son ancêtre, un paysan qui s'est battu contre les Turcs, n'a pas reçu de réel titre de noblesse mais le droit de faire suivre son nom[4] par celui de son village d'origine et l'usage d'un blason[5]. La famille possédait des terres et un petit château dans le village d'Alattyán (près de Szolnok), à 92 km à l'est de Budapest. Le père et le grand-père de Pál Sárközy avaient des fonctions électives à la mairie de Szolnok (dont celle d'adjoint au maire pour le grand-père). À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s'exile. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, alors étudiante en droit, qu'il épouse. Cette dernière est la fille de Bénédict Mallah, chirurgien du 17e arrondissement de Paris, issu d'une famille de Juifs séfarades chassée d'Espagne puis installée à Salonique à partir du XVIIe siècle[6], marié à Adèle Bouvier, infirmière catholique née dans une famille savoyarde devenue française en 1860.
Nicolas Sarkozy naît le 28 janvier 1955 dans le 17e arrondissement de Paris. Il a deux frères : Guillaume, né en 1951, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2006) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remarie trois fois. De son deuxième mariage, il a deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.[/i]
Parcours universitaire
Au meeting de France.9 (Paris), le 3 décembre 2005Ancien élève du Cours Saint-Louis[7] situé rue de Monceau à Paris, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Sa famille s’installe à Neuilly.
Étudiant à l’Université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978 et effectue son service militaire. Il entre ensuite à l'Institut d'études politiques de Paris dont il n'est pas diplômé en raison de notes éliminatoires en anglais[8]. Il obtient en février 1980 un DEA en sciences politiques avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969.
En 1981, après avoir envisagé le journalisme, il obtient le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.
Il devient alors le collaborateur de l'avocat Guy Danet, puis l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet qui compte onze avocats spécialisés dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de la profession d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il renonce à l'exercer pendant ses périodes d'activité gouvernementale .
Vie privée
Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico[9], mais également nièce d'Achille Peretti, alors maire de Neuilly[10]. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. Deux fils naissent de cette union, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1986).
En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albéniz, lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin. Ils entament bientôt une liaison cachée. En 1989, les deux amants quittent leurs époux respectifs et s'installent ensemble. Tandis qu'elle obtient le divorce en quatre mois, celui de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli n'est prononcé qu'au terme de huit ans de procédure[11]. Leur mariage a lieu quelques jours après, le 23 octobre 1996. Ils ont pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Leur fils, Louis, naît en 1997.
Après une première séparation temporaire en 2005, ils annoncent, dans un communiqué officiel de l'Élysée, le 18 octobre 2007, leur « séparation par consentement mutuel[12] », avant d'officialiser leur divorce par consentement mutuel.
Fin décembre 2007, Nicolas Sarkozy est photographié en compagnie de la chanteuse et ancienne mannequin Carla Bruni, ce qui provoque une large couverture médiatique nationale et internationale. Leur mariage est célébré le 2 février 2008 au palais de l'Élysée par le maire du 8e arrondissement de Paris, François Lebel[13], avec pour témoins Nicolas Bazire et Mathilde Agostinelli pour le marié, Farida Khelfa et Marine Delterme pour la mariée.
Carrière politique
Formation
Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 où il rencontre Charles Pasqua et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975, il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977.
Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980[14].
En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé d'un arrêt cardiaque lors d'une réception officielle. Chargé d'organiser la primaire au sein de la droite pour la succession d'Achille Peretti[9], il prend de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernie[15].
Il est chargé de mission de 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur[16], une fonction qui donne lieu à polémiques en 2007[17].
Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.
Le gouvernement Balladur et le ministère du Budget (1993-1995)
Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de mars 1993, Nicolas Sarkozy est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,9 % des voix, puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. En tant que porte-parole du gouvernement[18] il commence à se faire connaître du grand public.
VOEUX DE 2008
Publié le 09/04/2008 à 12:02 par chezdanielle

Études :
Maîtrise de droit privé (1978)
Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (1981)
DEA de Sciences Politiques avec mention (mémoire sur le Référendum du 27 avril 1969)
Institut d’Études Politiques de Paris (1979-1981)
Fonctions politiques :
Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine en 1977
Maire de Neuilly-sur-Seine de 1983 à 2002
Vice-Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, chargé de l’enseignement de la culture (1986-1988)
Député des Hauts-de-Seine (6ème circonscription) de 1988 à 2002
Elu Président du Comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine le 3 mai 2000.
Elu Président du Conseil Général des Hauts de Seine le 01 avril 2004.
Ministre du Budget (1993-1995) et de la Communication (1994-1995)
Porte-Parole du Gouvernement (1993-1995)
Secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation (1988)
Secrétaire national du RPR, chargé de l’Animation, de la Jeunesse et de la Formation (1989)
Co-directeur de la liste d’union pour les Élections européennes (1989)
Secrétaire Général Adjoint du RPR, chargé des Fédérations (1992-1993)
Membre du Bureau Politique du RPR (depuis 1993)
Coordonateur et porte-parole de l’équipe de transition (10 juillet 1997)
Secrétaire général du RPR (6 février 1998)
Président par intérim du RPR (avril 1999-octobre 1999)
Tête de la liste RPR-DL pour les Élections européennes de juin 1999.
Nommé le 7 mai 2002 Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre après la réélection de Jacques Chirac.
Nommé le 1er avril 2004 Ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie du gouvernement de Jean Pierre Raffarin, Premier ministre depuis la réélection de Jacques Chirac.
Il démissionne le 29 novembre 2004 après avoir été élu Président de l’UMP le 28 novembre 2004 avec 85,1% des voix.
Nommé le 2 juin 2005 Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire du gouvernement de Dominique de Villepin, Premier Ministre.
Elu le 14 janvier 2007 par les militants de l’UMP comme candidat pour l’élection présidentielle.
Elu le 6 mai 2007 Président de la République.
Publié le 09/04/2008 à 12:02 par chezdanielle
Publié le 09/04/2008 à 12:02 par chezdanielle
Publié le 17/04/2008 à 12:00 par chezdanielle
MIREILLE MATHIEU
Jacques Chirac, né le 29 novembre 1932 dans le 5e arrondissement de Paris, est un homme d'État français. Il a exercé les plus hautes responsabilités de la Ve République. Il est actuellement membre du Conseil Constitutionnel.
Il fut Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing (1974-1976) puis, inaugurant la première cohabitation, celui du socialiste François Mitterrand (1986-1988). Il a été le 5e Président de la Ve République (et 22e Président de la République) du 17 mai 1995 au 16 mai 2007, période incluant la troisième cohabitation(1997-2002). Il fut également le premier maire de Paris (1977-1995) après le rétablissement de cette fonction (supprimée entre 1871 et 1977, son prédécesseur était Jules Ferry). Il siège au Conseil Constitutionnel dont il est membre de droit depuis la fin de son second mandat de Président.
1932-1967 : jeunesse et apprentissage
Né le 29 novembre 1932 à la clinique Geoffroy Saint-Hilaire (Ve arrondissement de Paris), Jacques René Chirac est le fils d'Abel François Chirac (1893-1968), administrateur de la société aéronautique et de Marie-Louise Valette (1902-1973). Tous deux proviennent de familles corréziennes, ses deux grands-pères sont instituteurs — de Sainte-Féréole, en Corrèze. D'après Jacques Chirac, son nom « a pour origine la langue d'oc, celle des troubadours, donc celle de la poésie ».
Le jeune Jacques, élevé en enfant unique (sa sœur aînée, Jacqueline est décédée en bas-âge avant sa naissance), commence ses études à l'école communale de Sainte-Féréole en Corrèze avant de les poursuivre à Paris au lycée Carnot puis entre au lycée Louis-le-Grand. Après son baccalauréat, il fait une campagne de trois mois comme matelot sur un navire charbonnier. Il intègre en 1951 l'Institut d'études politiques de Paris dont il est diplômé en 1954. Durant cette période, brièvement, il milite dans la mouvance du Parti communiste avec notamment le futur éditeur Christian Bourgois. Il vend L'Humanité rue de Vaugirard, et participe au moins à une réunion de cellule communiste comme il l'a raconté[1]. Il signe en 1950 l'Appel de Stockholm, contre l'armement nucléaire, d'inspiration communiste[2] (cela lui vaudra d'être interrogé lorsqu'il demandera son premier visa pour les États-Unis, pays pour lequel il nourrit une réelle admiration) ; il sera ainsi diplômé de la Summer school de Harvard.
Ses fiançailles avec Bernadette Chodron de Courcel sont célébrées dans l'appartement des Chodron de Courcel, boulevard Raspail, le 17 octobre 1953. À l'automne 1954, il est reçu à l'ENA, avant d'être classé huitième à l'École de la Cavalerie (i.e. les blindés) de Saumur[3]. On lui refuse cependant le grade d'officier en raison de son passé communisant et il faut l'intervention des relations de la famille Chodron de Courcel (le général Kœnig) pour l'obtenir. Il en sort sous-lieutenant de cavalerie. En 1954, il soutient une thèse de géographie économique à l'Institut d'études politiques de Paris, où il était entré trois ans auparavant, intitulée Le port de La Nouvelle-Orléans, dirigée par le professeur Jean Chardonnet.
Le 16 mars 1956, il épouse Bernadette Chodron de Courcel, malgré les réticences de la famille de celle-ci face à un jeune homme issu d'un milieu différent. Les Chodron de Courcel, d'autant plus stricts qu'il s'agit d'une famille de fausse noblesse, refusent un mariage solennel dans la basilique Sainte-Clotilde, habituée des familles de la haute société du faubourg Saint-Germain. La cérémonie a donc lieu dans la chapelle de Jésus-Enfant (29 rue Las-Cases), annexe de l'église, réservée alors au catéchisme et aux cérémonies plus intimes. Il a avec elle deux filles, Laurence, en 1958 et Claude en 1962.
Juste après son mariage, de 1956 à 1957, il effectue son service militaire. En tant que jeune diplômé prometteur, il aurait pu éviter de faire la guerre d'Algérie (pendant 18 mois), mais il se porte volontaire et est affecté 2e Chasseur d'Afrique (il est en poste à Souk-el-Barba). Il est libéré de son service le 3 juin 1957. Jacques Chirac explique qu'il n'est devenu gaulliste qu'en 1958, et qu'en 1947, il a pris sa carte du Rassemblement du peuple français « sans savoir ce [qu'il] faisait ».
Grâce à son mariage, et à son ambition, il change complètement de milieu social. Il rejoint en 1957 l'École nationale d'administration dans la promotion Vauban, dont il sort seizième en 1959, celle-ci étant détachée en Algérie par Charles de Gaulle entre le 17 avril 1959 et avril 1960. Jacques Chirac est détaché en tant que « renfort administratif », auprès du directeur général de l'Agriculture en Algérie, Jacques Pélissier.
À son retour en France métropolitaine, Jacques Chirac est nommé auditeur à la Cour des comptes et devient maître de conférences à l'Institut d'études politiques. En juin 1962, il devient chargé de mission (pour la « construction, les travaux publics, et les transports ») auprès du secrétariat général du gouvernement Pompidou, puis au cabinet du Premier ministre. Un an plus tard, il est conseiller référendaire à la Cour des comptes.
En 1965, il est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole, en Corrèze, berceau de la famille Chirac, sans qu'il se soit présenté. Un an plus tard, Georges Pompidou l'envoie en Corrèze arracher la circonscription d'Ussel à l'opposition. Bénéficiant du soutien de Marcel Dassault et de son journal, menant une campagne acharnée, il bat son adversaire Georges Émon, du Parti communiste français, de justesse[4], dans un bastion du parti. Dans cette victoire à l'arrachée sur une gauche divisée[5], il bénéficie de la neutralité bienveillante de la gloire locale Henri Queuille et de l'inamovible maire d'Égletons, le socialiste Charles Spinasse, ancien ministre de Léon Blum[6]. Charles Spinasse affirme à cette occasion que Jacques Chirac est un type très « Front populaire »
Publié le 17/04/2008 à 12:00 par chezdanielle
1967-1976: l'irrésistible ascension ministérielle
Tableau récapitulatif : Section chronologie des fonctions.
Moins d'un mois plus tard le 8 mai 1967, Jacques Chirac — surnommé « mon bulldozer » par Georges Pompidou — est nommé sous-secrétaire d'État à l'Emploi, dans le troisième gouvernement Pompidou (et servira encore dans tous les gouvernements successifs, dirigés par Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer jusqu'en 1974). L'une de ses premières réalisations est la création de l'Agence nationale pour l'emploi. Durant mai 1968, il joue un rôle capital lors des Accords de Grenelle et devient l'archétype du jeune énarque brillant, parodié dans Astérix. Aussitôt après mai 68, il est nommé secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances, chapeauté par le jeune ministre Valéry Giscard d'Estaing. Les deux hommes se méfient l'un de l'autre tout en travaillant ensemble : Jacques Chirac n'est pas mis dans la confidence de la dévaluation du franc, en 1969.
En 1971 il devient ministre chargé des relations avec le Parlement, puis, le 5 juillet 1972, il est nommé ministre de l'Agriculture et du Développement rural, dans le gouvernement Messmer, où il se fait remarquer en obtenant massivement les voix des agriculteurs. En novembre 1973, soutenu par le Président, il revient sur des décisions de Valéry Giscard d'Estaing, alors en voyage.
En mars 1974, probablement à la suite de l'affaire des écoutes du Canard enchaîné, il « échange » son poste avec celui de Raymond Marcellin, jusque-là ministre de l'Intérieur. À la mort de Georges Pompidou, peu de temps après, il choisit de soutenir Pierre Messmer, un temps candidat, puis Valéry Giscard d'Estaing contre le candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas. Il rallie contre ce dernier 39 parlementaires et 4 ministres, dit « Appel des 43 » et contribue ainsi largement à la victoire de Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle. Il bénéficie aussi d'une bonne connaissance du terrain et des élus locaux acquis en moins de deux ans au ministère de l'Agriculture, et surtout de sa position dans un ministère « stratégique » où il a la haute main sur les préfets, les Renseignements généraux, etc.
Premier ministre de la
République française
6e Premier ministre de la Cinquième République
Nommé le 27 mai 1974
Nommé par Valéry Giscard d'Estaing
Mandat du 27 mai 1974 au
25 août 1976
Prédécesseur Pierre Messmer
Successeur Raymond Barre
Gouvernement Gouvernement Jacques Chirac (1)
Cinquième République
v · d · m
1974 - 1976 : Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing
Le 27 mai 1974, en raison de son rôle décisif dans son élection, Valéry Giscard d'Estaing nomme Jacques Chirac Premier ministre. Il conserve l'appui de l'Union pour la défense de la République (qui ne compte que cinq ministres) dont il devient le secrétaire général, sans même en avoir été membre. À Matignon, il instaure un style détendu et studieux, tout en débutant un bras de fer avec le Président. Tous deux désirent gouverner le pays et possèdent un caractère très différent : leur rivalité est la même depuis leurs tensions au ministère des Finances. De plus, Jacques Chirac se voit imposer par le président un grand nombre de ministres qu'il n'apprécie pas. C'est notamment le cas de Michel Poniatowski et Jean-Jacques Servan-Schreiber, tous deux fermement anti-gaullistes. Jacques Chirac se débarrasse rapidement du co-fondateur de L'Express sur la question des essais nucléaires. « JJSS » y est opposé et le fait savoir, ce qui le pousse à la démission. Pour le remplacer, Valéry Giscard d'Estaing impose à Jacques Chirac le second co-fondateur de L'Express en la personne de Françoise Giroud, qui devient secrétaire d'État.
Les réformes entreprises par Valéry Giscard d'Estaing surprennent puis agacent les gaullistes. Majorité à 18 ans, loi sur l'avortement, extension de la couverture de sécurité sociale, la « poignée de main » à des détenus en prison, tout cela n'est pas du goût de l'UDR et va à l'encontre des idéaux de l'électorat de droite. Les relations se tendent entre les deux têtes de l'exécutif. Les deux conseillers personnels de Jacques Chirac, Pierre Juillet et Marie-France Garaud, le poussent même à la rupture avec Valéry Giscard d'Estaing.
Le 11 janvier 1976, le Président effectue un remaniement ministériel contre l'avis du Premier ministre, qui dénonce le pouvoir exercé par Valéry Giscard d'Estaing et demande une refonte complète de sa politique. Après une rencontre au fort de Brégançon, Jacques Chirac décide de démissionner de son poste, geste qu'il annonce le 25 août 1976. Il déclare à la télévision : « Je ne dispose pas des moyens que j’estime aujourd'hui nécessaires pour assumer efficacement mes fonctions de Premier ministre et dans ces conditions, j'ai décidé d'y mettre fin ». Jacques Chirac aurait affirmé à Valéry Giscard d'Estaing « qu'il voulait quitter la vie politique […] et qu'il s'interrogeait sur sa vie, et qu'il parlait même de monter une galerie d'art ».
1976-1995 : De la Mairie de Paris à l'Élysée
Publié le 17/04/2008 à 12:00 par chezdanielle

1981 : 1re candidature à l'élection présidentielle
En vue de l'élection présidentielle de 1981, Jacques Chirac fait du RPR une puissante machine politique : toujours dans la majorité et plus important, avec 150 députés, que l'Union pour la démocratie française (parti créé en 1978 pour soutenir l'action du Président), il est très critique vis-à-vis du gouvernement. Le 26 novembre 1978, Jacques Chirac est victime d'un accident sur une route de Corrèze et est transporté à l'hôpital Cochin à Paris. De là, il lance l'« Appel de Cochin » qui dénonce le « parti de l'étranger », c'est-à-dire l'UDF, en accusant le parti de Valéry Giscard d'Estaing d'agir au nom de l'Europe et contre les intérêts de la France.
En 1979, il est tête de liste aux élections européennes, auxquelles il échoue, sa liste ne recueillant que 16,3 % des voix, derrière les 27,6 % de Simone Veil, tête de liste de l'UDF. Elu député européen, il ne siègera jamais à Strasbourg, démissionnant de sa nouvelle fonction, préférant ses mandats nationaux.
Lors de l'élection présidentielle, il fait campagne sur le sujet de la réduction des impôts — suivant l'exemple de Ronald Reagan — et obtient 18 % des voix au 1er tour, et se retrouve largement distancé par Valéry Giscard d'Estaing (28 %) et François Mitterrand (26 %), qui remporte le second tour (parmi les slogans de campagne, on retrouve la chanson Jacques Chirac Maintenant[8]). Jacques Chirac annonce que « personnellement » il votera pour le chef de l'UDF. Ses militants, et surtout ses jeunes militants, retiennent le peu de conviction du message et votent massivement pour le candidat de l'opposition. Selon Valéry Giscard d'Estaing[9], Raymond Barre et Christian Bonnet, la permanence du RPR conseille de voter pour François Mitterrand entre les deux tours ; Valéry Giscard d'Estaing explique que François Mitterrand lui aurait confirmé avoir rencontré Jacques Chirac chez Edith Cresson à cette occasion. Toujours selon Valéry Giscard d'Estaing, la stratégie de Jacques Chirac étant de faire élire François Mitterrand puis d'essayer d'obtenir une nouvelle fois la majorité au parlement, François Mitterrand étant obligé de dissoudre la chambre issue de 1978. Pour Jacques Chirac, la présence de ministres communistes créera chez les Français un sentiment de peur comparable à celui de mai 1968, ce qui provoquera un nouveau raz-de-marée gaulliste. Pierre Messmer confirme cette version des faits. Le candidat socialiste est élu.
Affaibli par le faible score du premier tour, le RPR ne remporte que 83 sièges aux élections législatives. Jacques Chirac est l'un des rares de son camp à voter pour l'abrogation de la peine de mort, contre l'avis de la majorité des Français. Il devient cependant de plus en plus populaire chez les électeurs de droite comme maire de Paris, notamment en développant une politique de transports en commun, en venant en aide aux personnes âgées, aux handicapés et aux mères célibataires, tout en incitant les entreprises à rester dans la ville mais en organisant la destruction des quartiers populaires. En 1983, il est réélu en remportant, avec sa coalition RPR-UDF le « grand chelem » : la totalité des vingt arrondissements. Fort de cette victoire, il s'affirme comme le chef de l'opposition sur le plan national.
1986 - 1988 : La Première cohabitation
Tableau récapitulatif : Section chronologie des fonctions.
Premier ministre de la
République française
10e Premier ministre de la Cinquième République
Nommé le 20 mars 1986
Nommé par François Mitterrand
Mandat du 20 mars 1986 au
11 mai 1988
Prédécesseur Laurent Fabius
Successeur Michel Rocard
Gouvernement Gouvernement Jacques Chirac (2)
Cinquième République
v · d · m
En mars 1986, lors des élections législatives à la proportionnelle, l'union RPR-UDF obtient de justesse la majorité, avec seulement deux sièges, et survient ce que Raymond Barre baptise « cohabitation ». Jacques Chirac, chef de la majorité, devient Premier ministre.
La cohabitation est l'occasion d'une guerre de tranchées entre le Premier ministre et le Président. François Mitterrand, critiquant ouvertement l'action de son Premier ministre, se pose en président impartial. Il refuse de signer des ordonnances et Jacques Chirac doit recourir à l'article 49 al 3. La stratégie du Président favorise la lassitude de l'opinion vis-à-vis de la méthode et des réformes du gouvernement, et le Premier ministre doit se résoudre à en abandonner certaines. Il réussit à freiner la progression du chômage, mais pas à l'arrêter. Il paye également la défiance de la jeunesse, à laquelle son ministre Alain Devaquet s'est heurté en novembre 1986 et l'image de son ministre Charles Pasqua, populaire à droite mais détesté à gauche. Ce dernier négocie en secret la libération des otages[10] du Liban. La version officielle, commune dans les affaires de prise d'otages, est qu'il n'y a pas eu de rançon ; on accuse le Premier ministre d'avoir vendu la technologie nucléaire française à l'Iran et de vouloir manipuler l'opinion publique.
1988 : 2de candidature à l'élection présidentielle
En 1988, Jacques Chirac se présente à l'élection présidentielle. Confronté à la remontée spectaculaire de François Mitterrand dans les sondages, il se lance dans une tournée dans toute la France pour expliquer sa politique. Au premier tour, il obtient seulement 19,94 % et est talonné à droite par Raymond Barre qui en attire 16,6 %, et se trouve largement distancé par François Mitterrand et ses 34,1 %. Le journaliste Éric Zemmour a rapporté que Jacques Chirac aurait eu une entrevue secrète avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours, ce qu'il a toujours nié. En fait, il y aurait eu deux rencontres selon Franz-Olivier Giesbert. La première se serait déroulée un mois avant le premier tour par l'intermédiaire d'un ami commun, le général Pierre de Bénouville. Il s'agissait d'une prise de contact afin de que les deux hommes puissent se jauger. Une seconde rencontre aurait eu lieu entre les deux tours. Cette fois, Charles Pasqua est l'intermédiaire qui organise l'entrevue chez un ami armateur[11]. Cette fois-ci, Chirac a pris sa décision et fait preuve d'une « inflexible intransigeance » à la grande stupéfaction de Jean-Marie Le Pen[12]. Opposant une fin de non recevoir, Chirac aurait demandé au chef du Front national de ne pas lancer le moindre appel en sa faveur[13]. Lors de son allocution du 1er mai 1988, Jean-Marie Le Pen ne pouvait plus que déclarer : « Pas une voix pour Mitterrand ! » laissant ses électeurs libres de choisir entre le vote blanc et le bulletin Chirac[14]. Depuis cette date, Jean-Marie Le Pen nourrit une rancune envers Jacques Chirac.
Lors d'un débat télévisé rugueux, Jacques Chirac affronte le Président sortant (Mitterrand) durant lequel le président affirme « dans les yeux » qu'il n'était pas au courant des tractations pour libérer les otages[10] du Liban.
Au soir du second tour de l'élection le 8 mai 1988, Jacques Chirac subit une défaite cuisante en n'obtenant que 45,98 % des voix. Son camp est démoralisé, et sa femme va jusqu'à affirmer : « les Français n'aiment pas mon mari ».
De nouveau dans l'opposition, il reste maire de Paris, réélu triomphalement en 1989 et travaille à se maintenir en tête de l'opposition. En 1991, il déclare qu'il est « absolument hostile au plan Delors tendant à instituer en Europe une monnaie unique ».
1993-1995 : la Deuxième cohabitation
Face aux grandes difficultés du gouvernement de gauche, il participe à la campagne législative de 1993 qui voit la victoire écrasante de la droite. Échaudé par l'expérience précédente, il préfère rester en retrait et laisse Édouard Balladur devenir Premier ministre, formant ainsi la Deuxième cohabitation. L'accord tacite entre les deux hommes est simple : à Édouard Balladur l'Hôtel Matignon, à Jacques Chirac le Palais de l'Élysée en 1995.
Cependant Édouard Balladur, au vu de sa popularité, décide de se présenter à l'élection présidentielle : les partisans du président du RPR crient à la trahison, d'autant que le Premier ministre entraîne avec lui une large partie des chiraquiens du premier cercle, la plupart membres de son gouvernement, dont Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua. Philippe Seguin, un temps hésitant, se lance dans la bataille auprès du candidat « légitime » et devient avec Alain Juppé et Alain Madelin un des principaux soutiens de Jacques Chirac. Celui-ci, espérant devancer Édouard Balladur, annonce sa candidature tôt, le 4 novembre 1994. Il entame une campagne dynamique et centrée sur le thème de la « fracture sociale ». Jacques Chirac réussit à éliminer Édouard Balladur au premier tour, avant de remporter le second face à Lionel Jospin, candidat socialiste, avec 52,64 % des voix : il devient président de la République.
1995- 2002 : Premier mandat présidentiel
Publié le 17/04/2008 à 12:00 par chezdanielle

Chronologie politique
1950, milite pour la paix dans un mouvement proche du Parti communiste français.
à partir de 1962, collaborateur de Georges Pompidou.
1967, élu député de la Corrèze, entame sa carrière ministérielle.
1974, nommé Premier ministre par le Président Giscard d'Estaing
1976, démissionnaire, il est remplacé par Raymond Barre et crée le RPR.
1977, élu maire de Paris ; il le restera 18 années (réélu en 1983 et 1989)
1978, le 6 décembre, il lance l'appel de Cochin.
1981, il se présente pour la première fois à une élection présidentielle. Réunissant 18 % des suffrages au premier tour, il n'est pas qualifié pour le second.
1986, victoire du RPR et de l'UDF aux législatives. Il devient premier ministre de la première cohabitation avec François Mitterrand.
1988 : à l'élection présidentielle, il est battu au second tour par François Mitterrand (avec 45,98 % des voix).
depuis les années 1990, le nom de Jacques Chirac est régulièrement évoqué dans huit affaires judiciaires impliquant notamment la Mairie de Paris.
1995, élu Président de la République face à Lionel Jospin avec 52,64% des voix. Alain Juppé est nommé Premier ministre.
1997, dissolution de l'Assemblée nationale. La gauche remporte les élections législatives. Contraint à la cohabitation, il nomme Lionel Jospin (PS) comme Premier ministre (1997-2002).
2002, il est réélu Président de la République avec 82,21% des voix au second tour face au candidat du Front national, la plupart des partis politiques appelant à voter en sa faveur.
2002, Jean-Pierre Raffarin est nommé premier ministre.
2005, rejet du traité constitutionnel européen par référendum. Démission du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, remplacé par Dominique de Villepin.
Depuis le 16 mai 2007, il est membre à vie du Conseil constitutionnel.
22 novembre 2007: mis en examen dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.
Mandats électifs
Conseiller municipal et maire
1965-1971 : membre du conseil municipal de Sainte-Féréole, Corrèze
1971-1977 : membre du conseil municipal de Sainte-Féréole, Corrèze
1977-1983 : membre du Conseil de Paris et maire de Paris
1983-1989 : membre du Conseil de Paris et maire de Paris
1989-1995 : maire de Paris, mandat interrompu après son élection à la présidence de la République en mai 1995, le mandat de conseiller de Paris s'étant normalement achevé lors des élections municipales le mois suivant, en juin 1995.
Conseiller général
1968-1970 : membre du Conseil général de la Corrèze
1970-1976 : membre et président du Conseil général de la Corrèze
1976-1979 : membre et président du Conseil général de la Corrèze
1979-1982 : membre du Conseil général de la Corrèze.
Député
1967 : Député de la Corrèze (1)
1968 : Député de la Corrèze (1)
1973 : Député de la Corrèze (1)
1976-1978 : Député de la Corrèze (2)
1978-1981 : Député de la Corrèze
1981-1986 : Député de la Corrèze
1986 : Député de la Corrèze (1)
1988-1993 : Député de la Corrèze
1993-1995 : Député de la Corrèze (3).
Député européen
1979-1980 : Membre du Parlement européen, démissionnaire.
Président de la République
1995-2002 : Président de la République
2002-2007 : Président de la République
Le 11 mars 2007, en direct, Jacques Chirac informe la France qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle de 2007. Il achève ainsi son dernier mandat en « ne sollicitant pas un nouveau suffrage des Français ».
(1) mandats interrompus après nomination au gouvernement
(2) élection partielle après démission de son suppléant
(3) mandat interrompu après son élection à la présidence de la République
Fonctions gouvernementales
Secrétaire d’État
Secrétaire d’État aux Affaires sociales, chargé des problèmes de l'emploi du gouvernement Georges Pompidou (4) (du 6 avril 1967 au 31 mai 1968)
Secrétaire d’État à l'Économie et aux Finances du gouvernement Georges Pompidou (5) (du 31 mai au 10 juillet 1968)
Secrétaire d’État à l'Économie et aux Finances du gouvernement Maurice Couve de Murville (du 12 juillet 1968 au 20 juin 1969)
Secrétaire d’État auprès du ministre de l'Économie et des Finances du gouvernement Jacques Chaban-Delmas (du 22 juin 1969 au 7 janvier 1971)
Ministre délégué
Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement du gouvernement Jacques Chaban-Delmas (du 7 janvier 1971 au 6 juillet 1972)
Ministre
Ministre de l'Agriculture et du Développement rural du gouvernement Pierre Messmer (1) (du 6 juillet 1972 au 2 avril 1973)
Ministre de l'Agriculture et du Développement rural du gouvernement Pierre Messmer (2) (du 5 avril 1973 au 27 février 1974)
Ministre de l'Intérieur du gouvernement Pierre Messmer (3) (du 1er mars au 28 mai 1974)
Premier ministre
Premier ministre du 27 mai 1974 au 25 août 1976
Premier ministre du 20 mars 1986 au 11 mai 1988
Publié le 17/04/2008 à 12:00 par chezdanielle
DANIEL BALAVOINE
François Mitterrand, né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente) et mort le 8 janvier 1996 à Paris, fut un homme d'État français, 4e Président de la Ve République et 21e Président de la République française du 21 mai 1981 au 17 mai 1995.
Il détient le record de longévité (14 ans) à la présidence de la République française.
Sommaire
1 Biographie
1.1 Origine et famille
2 Carrière politique
2.1 Régime de Vichy et Résistance
2.2 Gouvernement provisoire et Quatrième République
2.2.1 Ascension, glissement vers la gauche et libéralisme colonial (1944-1954)
2.2.2 Dans la tourmente de la guerre d'Algérie (1954-1958)
2.2.3 Récapitulatif de ses fonctions gouvernementales
2.3 Cinquième République
2.3.1 Survie politique et premières tentatives d'union de la gauche (1959-1971)
2.3.2 Premier secrétaire du PS (1971-1981)
3 Présidence de la République (1981 - 1995)
3.1 Premier septennat (1981-1988)
3.1.1 Gouvernement Mauroy (mai 1981 - juillet 1984)
3.1.2 Gouvernement Fabius (juillet 1984 - mars 1986)
3.1.3 Gouvernement Chirac (mars 1986 - mai 1988), Première cohabitation
3.2 Second septennat (1988-1995)
3.2.1 Gouvernement Rocard (mai 1988 - mai 1991)
3.2.2 Gouvernement Cresson (mai 1991 - mars 1992)
3.2.3 Gouvernement Bérégovoy (mars 1992 - mars 1993)
3.2.4 Gouvernement Balladur (mars 1993 - mai 1995), Seconde cohabitation
3.3 Récapitulatif de ses premiers ministres
3.4 Fin de mandat et décès
4 Mandats non présidentiels
4.1 Mandat de Député
4.2 Mandat de sénateur
4.3 Mandat Locaux
4.4 Fonction Politique
5 Décorations et titres honorifiques
6 Informations complémentaires
6.1 Discours
6.2 Surnoms
6.3 Hommages
7 Notes et références
8 Bibliographie
8.1 Ouvrages de François Mitterrand
8.1.1 Préfaces
8.2 Ouvrages consacrés à François Mitterrand
8.2.1 Études sur la politique de François Mitterrand
8.2.1.1 Avant 1981
8.2.1.2 La Présidence de la République
8.2.1.2.1 La politique intérieure
8.2.1.2.2 La politique extérieure
8.2.2 Essais biographiques
8.2.3 Mémoires, souvenirs et témoignages
8.2.4 Ouvrages divers
9 Filmographie
10 Voir aussi
11 Liens externes
12 Chronologies
Biographie
Origine et famille
Article détaillé : Mitterrand.
François Maurice Adrien Marie Mitterrand est né dans une famille bourgeoise catholique et conservatrice de Charente. Son père, Joseph, était ingénieur de la Compagnie Paris Orléans, puis industriel vinaigrier et président de la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre. Il a trois frères (Robert, polytechnicien, Jacques, général, et Philippe) et quatre sœurs : Marie-Josèphe, "marquise de Corlieu", Colette, épouse du capitaine Landry, Geneviève, Mme Eugène Delachenal, Antoinette, Mme Ivaldi.
1925-1934 : Études secondaires au collège Saint-Paul d'Angoulême où François Mitterrand devient membre de la JEC, structure étudiante de l'Action catholique.
1934-1937 : École libre des sciences politiques (diplôme obtenu en juillet 1937).
1934-1935 :Il milite environ un an aux Volontaires nationaux, mouvement de jeunesse des Croix-de-feu du colonel de La Rocque[1]. Il participe aux manifestations contre « l'invasion métèque » en février 1935 puis à celles contre le professeur de droit Gaston Jèze, après la nomination de ce dernier comme conseiller juridique du Négus d'Éthiopie, en janvier 1936[2]. Il cultive par la suite des relations d'amitiés ou de famille avec des membres de La Cagoule[3]. Il est un temps critique littéraire et écrit sur la société contemporaine et la politique dans la Revue Montalembert et dans le quotidien L'Écho de Paris d'Henry de Kérillis, proche du Parti social français. Il y écrit notamment un article regrettant que le quartier latin se soit laissé envahir par le « dehors ». « Désormais, le quartier Latin est ce complexe de couleurs et de sons si désaccordés qu'on a l'impression de retrouver cette tour de Babel à laquelle nous ne voulions pas croire[4]. » Il publie également le 18 mars 1936, un compte-rendu de la conférence donnée par Marcel Griaule sur l'Éthiopie, concluant notamment qu'« Il est toujours utile de connaître l'histoire de peuples si particuliers, et, en même temps, si pareils aux autres, car, au fond, ce n'est pas la couleur ou la forme des cheveux qui ont donné quelque valeur aux âmes[5]. ». Il se serait aussi inquiété de l'expansionnisme nazi lors de l'Anschluss dans l'un de ses articles [6].
1937-1939 : Service militaire dans l'infanterie coloniale.
1938 : Il se lie avec Georges Dayan (juif et socialiste) après l'avoir sauvé d'agressions d'antisémites de l'Action française et devient son meilleur ami[7]. En septembre, il est incorporé pour son service militaire dans le 23e régiment d'infanterie coloniale.
Septembre 1939 : À l'engagement de la France dans la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il termine ses études d'avocat à Paris, il est envoyé sur la ligne Maginot avec le grade de sergent chef, à proximité de Montmédy.
Mai 1940 : Il se fiance avec Marie-Louise Terrasse (future Catherine Langeais). Elle rompt en janvier 1942.
28 octobre 1944 : Il se marie avec Danielle Gouze (actuelle présidente de la fondation France Libertés fondée en 1986). Ils ont trois fils :
Pascal, décédé en bas âge ;
Jean-Christophe, né le 19 décembre 1946, ancien conseiller aux affaires africaines du président ;
Gilbert, né le 4 février 1949, maire de Libourne et ancien député de la Gironde.
De sa relation avec Anne Pingeot il a eu une fille :
Mazarine Pingeot, née le 18 décembre 1974, à Avignon.
Carrière politique
Régime de Vichy et Résistance
Articles détaillés : François Mitterrand et la Seconde Guerre mondiale et François Mitterrand et l'extrême droite.
14 juin 1940 : le sergent Mitterrand est fait prisonnier par l'armée allemande.
1941 : après dix-huit mois dans les stalags et deux tentatives infructueuses, il s'évade en décembre et rentre en France.
1942-1943 : travaille à la Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale en tant que contractuel du gouvernement de Vichy puis à partir de juin au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre où il favorisera la fourniture de faux-papiers pour aider les évasions.
Juin-août 1942 : participe à des réunions au château de Montmaur où sont jetées les premières bases de son réseau de Résistance.
15 octobre 1942 : reçu par le maréchal Pétain avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier.
1943 :
Démission en janvier du Commissariat, suite au remplacement de Maurice Pinot par André Masson. Il commence à prendre Morland comme pseudonyme.
Février : cofonde le Rassemblement national des prisonniers de guerre avec Maurice Pinot.
Printemps 1943 : décoré de l'Ordre de la francisque[8] (n° 2202).
Été 1943 : François Mitterrand passe à la clandestinité, traqué par la Gestapo, le Sicherheitsdienst et la Milice.
Novembre 1943 : il se rend à Londres puis à Alger où il rencontre le général de Gaulle et le général Giraud.
1944
Février 1944 : dirige en France le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés qui unifie tous les réseaux de résistance de prisonniers de guerre.
Août 1944 : participe à la libération de Paris où il s'empare du siège du commissariat général aux Prisonniers de guerre.
Octobre 1944 : il monte avec Jacques Foccart l'opération Viacarage dont l'objectif est la libération des camps de prisonniers et de concentration [9]
François Mitterrand accompagne le général Lewis comme représentant de la France pour la libération de camps de Landsberg et de Dachau à la demande du général de Gaulle. C'est là, en compagnie de Pierre Bugeaud, qu'il découvre, par un hasard providentiel[10], Robert Antelme à l'agonie, atteint du typhus. Les mesures sanitaires interdisant de l'évacuer, il organise l'évasion de cet ancien membre de son réseau. Rétablit, celui-ci sera l'auteur d'un livre important sur la déportation : L’Espèce humaine[11].
Gouvernement provisoire et Quatrième République
Ascension, glissement vers la gauche et libéralisme colonial (1944-1954) [modifier]
Peu après, François Mitterrand participe au gouvernement des secrétaires généraux voulu par le général de Gaulle avant l'installation du gouvernement provisoire à Paris.
Invité à « plancher » devant l'atelier « L'Abbé Grégoire », affilié à la loge maçonnique Grande Loge de France (GLF), il est expulsé manu militari à la demande de Jean Pierre-Bloch, qui ne peut tolérer la présence d'une personne décorée de la Francisque dans une loge[12].
Le 27 octobre 1944, il épouse Danielle Gouze.
En 1945, François Mitterrand et André Bettencourt apportent un témoignage en faveur du fondateur du groupe L'Oréal, mais aussi collaborateur et ancien financier de la Cagoule, Eugène Schueller[13]. François Mitterrand est alors (brièvement) engagé comme président-directeur général des Éditions du Rond-Point (et directeur du magazine Votre Beauté) appartenant au groupe fondé par Schueller [14].
En février 1946, François Mitterrand adhère à l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), qu'il préside ensuite de 1953 à 1965 et qui lui offre un premier laboratoire politique
Le 10 novembre 1946, François Mitterrand est élu député de la Nièvre à la tête d'une liste « Unité et action républicaine », au programme anticommuniste.
En 1949, il est élu conseiller général du canton de Montsauche. Il est réélu en 1955, 1961, 1967 et 1973.
En 1947 François Mitterrand devient le plus jeune ministre de France avec le portefeuille des Anciens Combattants dans le gouvernement du socialiste Paul Ramadier. Dans les années qui suivent, il détient plusieurs portefeuilles ministériels, dont ceux de l'Information, de la France d'outre-mer, et le ministère délégué au Conseil de l'Europe.
En mai 1948, parmi 800 délégués (dont Konrad Adenauer, Winston Churchill, Harold Macmillan, Paul-Henri Spaak, Albert Coppé et Altiero Spinelli), il participe au Congrès de la Haye, à l'origine du Mouvement européen, auquel il adhère
En 1950, René Pleven le nomme ministre de l'outre-mer. Il est partisan de l'instauration d'une union franco-africaine où les territoires d'outre-mer jouiraient d'une autonomie négociée et librement consentie et s'efforce d'améliorer le sort des Africains, encore soumis à un régime très dur. Il est alors traité de « bradeur d'empire » : il s'attire dès cette époque une vive hostilité de la part des colons et du RPF, le parti gaulliste de l'époque, qui s'exprime notamment par la voix de Jacques Foccart, Édouard Frédéric-Dupont et Maurice Bayrou[17]. Il participe aux négociations entamées par René Pleven pour légaliser le Rassemblement démocratique africain et apparenter les députés RDA à l'UDSR. Afin de consolider cette politique libérale, « François Mitterrand relève le gouverneur Laurent Péchoux, qui avait été nommé par son prédécesseur Paul Coste-Floret pour démanteler le RDA. François Mitterrand s'aliène alors le MRP»
En août 1951, le Mouvement républicain populaire obtient de René Pleven que François Mitterrand quitte le ministère de l'Outre-Mer. Ne faisant plus partie du gouvernement, François Mitterrand devient président du groupe parlementaire et renforce son influence sur l'UDSR, et obtient l'élection, au poste de secrétaire général, d'un ses partisans, Joseph Perrin. Pour autant, il reste loyal à René Pleven, resté président du ConseiL
En 1952, il prend en charge le dossier tunisien dans le gouvernement d'Edgar Faure et esquisse un plan d'autonomie interne. Mais le gouvernement Faure est renversé six semaines seulement après sa formation. Les libéraux en matière coloniale (c'est-à-dire ceux qui refusent la répression systématique, et prônent l'égalité des droits entre colons et colonisés, puis l'autonomie, voire l'indépendance si elle est réclamée avec force par la population et un interlocuteur crédible) sont provisoirement écartés du pouvoir
Après la formation du gouvernement d'Antoine Pinay, François Mitterrand critique la participation systématique de l'UDSR aux gouvernements et demande un recentrage à gauche. Il dénonce à l'Assemblée la politique répressive du gouvernement et défend avec vigueur le droit des Tunisiens à l'autonomiE
En 1953, il devient ministre délégué au Conseil de l'Europe, mais démissionne rapidement en raison de son hostilité à la répression menée au Maroc et en Tunisie ; il préconise vis-à-vis de ces pays, ainsi que pour l'Indochine, une politique plus libérale. Il signe, avec des personnalités comme Albert Camus, Alain Savary ou Louis Vallon, le Manifeste France-Maghreb, demandant que « soient mis en œuvre tous les moyens légaux pour que les principes des droits de l'homme soient appliqués sans distinctions en Afrique du Nord »
Le 23 novembre 1953, il est élu président de l'UDSR par le comité directeur . Il soutient alors une ligne libérale (mais déjà commune à cette époque) pour l'outre-mer : arrêt de la guerre d'Indochine, constitution d'un ensemble franco-africain, fédéral puis confédéral[24] (ce qui revient à accorder l'autonomie, voire l'indépendance-association aux territoires colonisés). Il publie au même moment Aux frontières de l'Union française. Indochine-Tunisie, préfacé par Pierre Mendès France. Il se prononce pour l'indépendance de l'Indochine (avec, si possible, une association) et pour une refonte des liens avec les pays africains : la défense, la monnaie et la politique étrangère doivent relever de l'Union française, avec une pleine association des Africains aux décisions ; les autres domaines doivent relever de l'autonomie des populations locales. Plus généralement, l'élection de François Mitterrand marque une évolution de l'UDSR vers des positions plus à gauche, cependant que le nouveau président du parti « se positionne dès lors pour atteindre l'hôtel Matignon ». [/COLOR][/SIZE]
MITTERAND ELECTION DE 1981
Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle marquent avant tout un net succès de François Mitterrand, le candidat socialiste. Bien que concurrencé sur sa droite par la candidature du radical Crépeau, maire de la Rochelle et n'ayant plus le soutien du parti communiste français, dont le candidat était Georges Marchais, il recueille 25,85 % des voix sur toute la France, n'ayant qu'environ deux points de retard sur le président sortant Valéry Giscard d'Estaing. Le score de François Mitterrand est supérieur à celui qui lui était prédit dans les sondages, où il était donné à 21, peut être 23% des voix, et lui permettait de distancer largement Georges Marchais, le candidat du PCF. L'autre vainqueur du premier tour est Jacques Chirac, le candidat du Rassemblement Pour la République qui recueille 18 % des suffrages, malgré la présence des candidatures ultra- ou paragaullistes de Michel Debré et de Marie-France Garaud. Crédité de 11 % dans les sondages début janvier,sa campagne lui avait permis de créer une dynamique qui lui avait permis de dépasser Georges Marchais dans les sondages et même, selon les dires de ses proches, d'inquiéter Valéry Giscard d'Estaing par son éventuelle présence au second tour. Si les résultats qu'il obtiendra finalement le placent assez loin derrière François Mitterrand, ils lui permettent d'arbitrer le second tour de l'élection présidentielle, M. Valéry Giscard d'Estaing devant compter sur le report d'au moins 88 % de ses voix au second tour pour pouvoir espérer l'emporter. Pour Valéry Giscard d'Estaing, en revanche, les résultats du premier tour s'avèrent être plutôt médiocres: avec 28,31 % des suffrages exprimés, il vire certes en tête du premier tour de l'élection présidentielle, mais voit son score reculer de 4 points par rapport au 32,6 % qu'il obtenait en 1974, et ne franchit pas, contrairement à ce que le laissaient croire les sondages la barre des 30 %. Il doit donc compter sur un excellent report des voix de son adversaire du premier tour, Jacques Chirac pour espérer l'emporter au second tour... Le grand perdant de ce premier tour de l'élection présidentielle est Georges Marchais, le candidat du Parti communiste français, qui, avec 15,34 % des voix, arrive en quatrième position et perd ainsi près de 25% des voix communistes au profit de François Mitterrand. Il n'arrive en tête que dans deux départements, les Bouches du Rhône et la Seine Saint Denis et est devancé très nettement par François Mitterrand sur l'ensemble du territoire.
MITTERAND CHIRAC 1988
DEBAT
Depuis 1986, la France connaît sa première expérience de cohabitation entre un président (Mitterrand) et un premier ministre (Chirac) en opposition permanente d’autant qu’ils ont chacun les yeux fixés sur l’échéance présidentielle de 1988.
François Mitterrand continuera lors du débat télévisé d'appeller Jacques Chirac, «M. le Premier ministre».
(Photo : iNA)François Mitterrand attendra le dernier moment (un mois avant le premier tour) pour déclarer officiellement sa candidature mais sa participation au scrutin ne faisait pas de doute tant l’affrontement était vif avec Jacques Chirac.
Au total, dix candidats sont en lice pour le premier tour le 24 avril 1988:
• François Mitterrand, président sortant, candidat du Parti socialiste
• Jacques Chirac, premier ministre, candidat du Rassemblement pour la République
• Raymond Barre, Premier ministre de 1976 à 1981 soutenu par l’UDF (centriste)
• Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national (extrême droite)
• André Lajoinie, candidat du Parti communiste français
• Antoine Waechter, candidat écologiste
• Pierre Juquin, candidat communiste rénovateur
• Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière (extrême gauche)
• Pierre Boussel, candidat du Mouvement pour un parti des travailleurs (extrême gauche)
La participation au scrutin de François Mitterrand ne faisait pas de doute tant l’affrontement était vif avec Jacques Chirac depuis 1986.
(Photo : iNA)L’encadrement des dépenses de campagne se renforce alors que la télévision joue un rôle désormais central dans la campagne.
Sur un plan politique, la montée en puissance de l’extrême droite, le déclin continu du Parti communiste et la première réélection d’un président sortant marquent le scrutin.
Le résultat du premier tour de l'élection présidentielle de 1988.
(Graphique: Th Bourdeau/RFI - source: documentation française)
Le résultat du second tour de l'élection présidentielle de 1988.
(Graphique: Th Bourdeau/RFI - source: documentation française) Au second tour, le 8 mai 1988, la participation atteint 84,1% des suffrages et François Mitterrand l’emporte largement avec près de 2,5 millions de voix d’avance sur Jacques Chirac.
Publié le 17/04/2008 à 12:00 par chezdanielle

Dans la tourmente de la guerre d'Algérie (1954-1958) [modifier]
En 1954, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès France. Il est alors opposé à l'indépendance de l'Algérie. Ses tentatives de muter le gouverneur général Léonard et le directeur de la Mosquée de Paris, puis d'augmenter le SMIG d'Algérie, rencontrent l'hostilité des colons et de l'administration [26].
Du 19 au 23 octobre 1954, il se rend en Algérie, où il rencontre une nette hostilité de la part des partisans de l'Algérie française[27].
Le 5 novembre de cette même année, à la tribune de l'Assemblée nationale, alors que les premiers conflits de la guerre d'Algérie éclatent, il déclare : « La rébellion algérienne ne peut trouver qu'une forme terminale : la guerre. » [28].
En novembre 1954, le gouvernement annonce une forte augmentation des investissements sociaux en Algérie dans l'agriculture et l'éducation, et entend préparer « l'égalité des citoyens […] des chances égales à tous ceux, quelle que soit leur origine, qui naissent sur le sol algérien[29]. » François Mitterrand, ministre de l'intérieur, autorise alors Germaine Tillion à mener une enquête dans la zone d'insurrection, afin, entre autres, de signaler les éventuelles exactions policières[30]. En accord avec le président du Conseil, il fusionne la police d'Alger avec celle de Paris. Les décrets du 20 janvier 1955, qui mettent fin à l'autonomie de la police d'Algérie, contribuent à permettre la mutation de deux cents agents soupçonnés d'actes de torture ou de l'avoir encouragée. Parmi eux, le directeur des Renseignements généraux d'Alger[31]. Les députés conservateurs en matière coloniale critiquent fermement cette décision. D'après François Mitterrand, la suppression de ce « système détestable » est à l'origine de la chute du gouvernement Mendès-France, un mois plus tard (lettre à Pierre Mendès-France, 31 août 1959) [32]. En tout état de cause, le sénateur Henri Borgeaud, porte-parole des pieds-noirs, avait ainsi menacé : « Si vous fusionnez les polices, nous voterons contre votre gouvernement[33]. »
François Mitterrand assiste Pierre Mendès France dans les négociations qui aboutissent à l'autonomie de la Tunisie et du Maroc.
En 1956, il est nommé garde des Sceaux dans le gouvernement Guy Mollet. François Mitterrand participe aux travaux du gouvernement, qui accorde l'indépendance à la Tunisie et au Maroc, l'autonomie à l'Afrique noire. Sur la question algérienne, il critique fermement (en privé[34]) la dérive répressive qui suit l'échec de la tentative de libéralisation, en février 1956. Toutefois, c'est lui qui est chargé par le Conseil de ministres, de défendre le projet de loi remettant les pouvoirs spéciaux à l'armée[35]. François Mitterrand reste néanmoins au gouvernement, car il veut accéder à la présidence du Conseil où, pense-t-il, sa marge de manœuvre serait plus large, où il pourrait donc rendre plus libérale la politique algérienne [36].
Dans un tout autre domaine, il fait adopter le statut de l'Agence France-Presse (AFP).
Après la démission de Guy Mollet, François Mitterrand refuse de participer à un gouvernement, à moins de le diriger. Il n'y parvient pas, bien que le président René Coty ait sérieusement envisagé de faire appel à lui.
Le 1er juin 1958, il refuse de voter la confiance à Charles de Gaulle, expliquant ainsi son vote :
« Lorsque, le 10 septembre 1944, le général de Gaulle s’est présenté devant l’Assemblée consultative provisoire issue des combats de l’extérieur ou de la Résistance, il avait près de lui deux compagnons qui s’appelaient l’honneur et la patrie. Ses compagnons d’aujourd’hui, qu’il n’a sans doute pas choisis, mais qui l’ont suivi jusqu’ici, se nomment le coup de force et la sédition. […] En droit, le général de Gaulle tiendra ce soir ses pouvoirs de la représentation nationale ; en fait, il les détient déjà du coup de force[37]. »
En septembre 1958, il appelle à voter non au référendum sur la Constitution, qui est néanmoins adoptée à une très large majorité, puis promulguée le 4 octobre 1958.
François Mitterrand est battu aux élections législatives le 30 novembre 1958 (législature mise en congé jusqu'à la mise en place des nouvelles institutions en janvier 1959).